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Publié le par OverBlog

La plupart des articles que je publie aujourd'hui ont été écris il y a bien longtemps, à une époque où le mot blog n'avait pas encore été inventé, à une époque où personne ne possédait de pc et de téléphone portable. J'ai deux passions :  la course à pied et la montagne; Depuis 1987, mes vacances, c'est montagne, et mes loisirs le reste de l'année, c'est courir.  

Vingt quatre ans déjà que j'ai terminé mon premier marathon, je ne compte plus les kilomètres, entre 2000 et 3500 selon les années, plus de 3000 de moyenne entre 1985 et 1993, aujourd'hui mes espérances chronométriques sont derrière moi, m'améliorer quelque soit la distance du 400 m au marathon est devenu une utopie. J'ai essayé de nombreux plans, j'ai adopté une diététique parfois très stricte, diversifié mon entraînement, inclus stretching puis yoga, relaxation ; aujourd'hui je m'oriente vers la course aventure, le trail, et les courses par étape car je n'attends plus rien en terme de vitesse d'épreuve courte comme les semi-marathons. Au cours des 24 dernières années, j'ai pris le départ de 49 marathons (ou plus long) officiels en terminant 47, parcouru les 42 premiers kilomètres des 100km de Millau et couru une fois seul la distance mythique à l'entraînement, pour le reste depuis 81, j'ai fait plus de 240 compétitions. Ceci pour situer ma déjà longue expérience de la course à pied. Les articles publiés ici relatent quelques étapes marquantes, ce sont exclusivement des récits de marathons, tout marathon est une aventure en soi, j'aurai pu écrire un article sur chacun d'eux, notamment le premier en 87 qui fut une terrible galère, et comme beaucoup je me suis écroulé au trentième kilomètre. Pourquoi ce fameux mur du 30, je crois qu'il représente la barrière entre le semi et le marathon, qui court un semi, peut toujours rallonger de quelques kilomètres, mais au-delà du trente, l'alimentation des jours précédant la course, l'aptitude à gérer son capital énergétique joue un rôle primordial, et surtout l'expérience sur le plan de la préparation font la différence entre le marathonien et le coureur de 10 ou 20 km. Consultez Jogging, le courrier des lecteurs, dont les résultats sur marathon sont très loin de refléter la valeur sur les distances inférieures, combien de fois n'ai-je pas rencontré des personnes valant moins d'1h25 sur un semi, et se satisfaisant d'un modeste 3h20 sur marathon. Personnellement, je n'ai sans doute pas réussi à exploiter mon potentiel sur le 20 km, mais je crois que sur marathon, j'ai toujours ou presque réalisé à quelques secondes ou minutes (deux, trois tout au plus) mon meilleur temps potentiel du moment (compte tenu de ma forme et des conditions de course). 93 restera ma plus belle année, après une remarquable course à Paris, car il est rare de faire un temps sur une épreuve de masse, je savais que le marathon d'octobre serait explosif. Et les 3h07 d'avril furent brillamment confirmés cinq mois plus tard, récit de l'aventure dans Persévérance, nul doute que ce jour du 24 octobre, j'ai réalisé la course parfaite, celle dont on rêve. A Rome, en 1997, il est presque certain que dans d'autres conditions, j'aurai frisé les 3h, mais la difficulté du parcours et la chaleur rendaient ce challenge impossible ce jour là. Aujourd'hui, je ne redescendrais plus sous cette barrière mythique, progresser, c’est possible jusqu'à 35 ans, après on cherche surtout à ne pas trop régresser. Comme je l'ai écrit plus loin, j'ai réalisé la trilogie du marathonien, le premier, New-York et les 3 heures. Un regret : ne pas avoir couché sur papier ma première expérience qui m'a beaucoup marqué, le 17 mai 87. Ci-après vous découvrirez New-York (89 et 97), Rome 97, Echternach (91 et 93), Mende 98 (qui n’est pas un marathon mais dont le souvenir restera à jamais gravé), Reims 99, une partie de ma quadrilogie 2000, pour finir sur ma première vraie expérience trail au Ballon d’Alsace. Echternach, c'est le déluge de chiffres, la seule course que j'ai préparé minutieusement presque chaque été pendant 14 ans. Neuf fois, j'y ai franchi la ligne, en 94, fort de mon exploit de 93, j'ai cru que j'avais acquis la science infuse, que chaque marathon serait couronné d'un record personnel. Alors je suis parti la fleur au fusil sans voir les clignotants d'alerte que mon corps avait allumés depuis des semaines. Je n'ai aucun regret sur cette course, j'ai abandonné au 31ème, mais j'étais vraiment cuit, ma glycémie devait être à zéro, et depuis plusieurs kilomètres je zigzaguais, il m'était impossible de franchir la ligne ce jour là. Mon premier abandon par contre, à Lille en septembre 89, m'avait traumatisé, des mois de préparation ruinés par une tendinite deux semaines avant le départ. Mais ne concevant l'idée d'un tel gâchis j'avais contre l'avis de mon médecin pris le départ, pour m'éclipser en boitant au km 31, après 2h11 de course, battant au passage tous mes temps intermédiaires. Six semaines plus tard, j'améliorais mon record du 20km, record qui restera, ce qui confirmait l'efficacité de ma préparation et faisait naître beaucoup de regrets pour cette année 89. Dans la foulée, c'était New-York et une année sabbatique (de course) en 90 pour soigner mes tendons d'Achille mis à mal par presque 10 ans de course, des tendinites et une entorse. Par obligation, j’étais devenu un fervent des étirements.

 

Pendant 3 ans (96-99), j’ai été un fervent pratiquant du yoga, depuis mes douleurs lombaires et mes sciatiques s’étant partiellement mises en sommeil, mon entraînement étant mieux réparti entre VTT, vélo et jogging, j’ai mis le yoga un peu en pointillés.

 

Pour fêter mes 50 ans, je me suis lancé en 2009 un défi un  peu fou, faire 14 marathons sur deux ans afin de finir mon 50ième pour mon anniversaire en novembre 2010. J'ai tenu mon pari faisant parfois abstraction de mon état physique pour rajouter un au compteur. A noter que pour moi une course de plus de 4h vaut un marathon, et que dans mon décompte marathons, je comptabilise toute course de plus de 4h quelquesoit la distance. Une  course comme la 6000D, 55km, n'a rien de comparable à un marathon, mais n'étant pas ,et n'ayant nulle vocation à le devenir, un coureur d'ultra, j'ai englobé dans mon total Marathons ces courses au-delà du 42ème. (Bouillon, Nobressart).

 

Un jour, j'ai failli basculer dans l'ultra, parce que marathonien débutant, je voulais déjà voir plus loin, expérimenter autre chose. C'était en 90, trois ans après mon premier marathon. Mon corps en a décidé autrement, n'ayant pas la morphologie du marathonien (trop lourd...), mes articulations et tendons m'ont rapidement remis dans le droit chemin. Le droit  chemin étant celui qui vous permettra de durer. 21 ans plus tard, je cours toujours, j'ai presque autant envie de courir, mais  comme  beaucoup je dois gérer mon capital physique et faire avec les douleurs du moment. Et puis aussi  et surtout avec l'usure du temps, l'emploi du temps, la famille, le travail. De mes compagnons de route de l'époque, je suis le seul à courir encore régulièrement des marathons. Et j'espère en courir encore longtemps et qui sait, mourir en course quand j'aurai passé les 80 ans !

Je me souviens avoir lu voici au moins 20 ans, on cours pour vieillir moins vite...

J'ai vu un jour un coureur mourir en course, cela m'a beaucoup marqué.

http://arunninglife.over-blog.com/article-il-est-mort-le-coureur---marvejols-mende-1998-66774005.html

Mourir en course, n'est pas un objectif, c'est plutôt symbolique, je préfererai cela à finir dans un hôpital.

Comme beaucoup d'entre nous, la compétition et le dieu Chronomètre ont tenu beaucoup de place mes dix premières années de course. Chacun a son propre Dieu Chronomètre, chacun a ses propres références.  Faire 3h sur le marathon à 30 ans n'est pas plus  méritoire que 4h à 60 ans, ou 5h à 70 ans. Le faire, c'est déjà formidable.

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Publié dans Course à pied

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